La société granbretonne

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Chapitre 1

Introduction : Fils de Granbretanne

Les citoyens de l'Empire

Les femmes dans l'Empire
Chapitre 2
Les enfants de la Sororité

 

Chapitre 3
La hiérarchie et l'âge dans les Ordres

 

Chapitre 4

Commerce impérial

Marine Impériale

Les châtiments

Fils de Granbretanne ©

Il ne s'agit pas ici d'un chapitre nouveau mais d'une discussion quant à l'inclusion de l'excellent "Fils de Granbretanne" dans l'aide de jeu suivante. C'est en fait très facile à faire, l'essentiel des modifications intervenant en fait pour les Ordres.

Ce qu'il ne faut pas garder du supplément pour lire cette aide

Les notes à propos du statut des femmes et des naissances, des ordres marchands, des mutants et ce qui concerne les nobles. La partie sur la technologie est traitée dans l'aide sur al technologie impériale.

Ce qu'il faut ajouter à ce que j'ai inclus ici

Les Sans-Masques, l'existence des deux types d'esclaves, tout ce qui touche à l'excentricité des Granbretons (plus détaillée que par moi), les organisations publiques et secrètes (hormis les Caméléons, qui sont une fonction plus ou moins officielle de l'Ordre du Dieu pour moi, et les vétérans du Yel, qui n'ont plus de raison d'être), les armes rituelles et tout ce qui concerne l'occupation granbretonne. Ceci s'ajoute et ne s'oppose pas à ce que j'ai mis ici.

Ce qui est désormais intégré dans cette aide

Il n'y a qu'une chose que j'ai dû intégrer directement, ce sont les hiérarchies. Elles me plaisent bien dans le cadre de "Fils de Granbretanne", alors autant les conserver.

L'aide décrivant les Ordres possède aussi des éléments issus de "Fils de Granbretanne".

Les citoyens de l’Empire Granbreton de l’Empereur-Roi Huon I°

Les Granbretons forment une société à plusieurs niveaux, ces derniers étant assez fixes, bien que moins que dans un système de caste. On a pu au cours des siècles répartir les membres de la Granbretanne entre quatre catégories : les esclaves, les femmes, les enfants, et les adultes. Il faut aussi y ajouter la distinction faite pour les mutants.

Les mutants

Du fait du fort taux de mutation connu sur l’île et des origines diverses des enfants granbretons (puisque certains sont achetés à des voleurs d’enfants), l’Empire eut rapidement à statuer sur les mutants, pour décider qui serait éliminé et qui serait gardé en vie, qui pourrait intégrer un Ordre et qui deviendrait un Mutant, ou un esclave. Les Granbretons sont parmi les rares sociétés à appeler les mutants par ce nom, et non par les plus gentils monstres, démons, créatures du Malin, bâtards de la nature, erreurs de la nature, et autres petits noms donnés par les paysans européens.

Les membres de l’Ordre du Dieu étudièrent le problème pendant une dizaine d’années avant de présenter leurs propositions à Huon. Celles-ci furent acceptées. Elles répartissaient les humains en sept catégories :

classe 0 : Les humains normaux.

classe 1 : Les mutants souffrant d’une difformité ne les handicapant pas exagérément, comme les myopes, les bossus, … [en termes de jeu, cela est représenté par un maximum de deux tares/ déformations n’ayant pas entraîné de perte supérieure à 2d6 en caractéristiques en tout et n’ayant pas affecté le nombre d’organes ou de membres]

classe 2 : Les mutants dont le potentiel est amélioré par rapport à celui d’un humain. Ils doivent être en parfaite possession de leurs facultés mentales et posséder les traits caractéristiques de l’espèce humaine : deux bras, deux jambes, une tête avec deux oreilles et deux yeux, et une taille comprise entre 1m50 et 2m20. Les cornes et les queues sont admises dans les transformations majeures. [pas plus de 5 points de mutation, des tares mineures, plus les contraintes indiquées ci-dessus]

classe 3 : Les mutants pouvant sembler humains de loin, n’étant pas surpuissants et ne possédant pas d’arme naturelle autre que les griffes, les cornes, les crocs et les queues barbelées. Les bicéphales ne sont pas intégrés dans cette classe, mais ceux possédant quatre bras le sont. [pas plus de 10 points de mutation, caractéristiques globalement modifiées par 3d6 ou moins]

classe 4 : Les mutants ne pouvant décidément plus passer pour humains mais étant physiquement (ou mentalement) supérieurs et mentalement ou (physiquement) égaux ou tout juste inférieurs. [entre 10 et 30 points de mutation, pas de handicap mental ou physique massif ; tout handicap dans la spécialité du mutant –c’est à dire dans la catégorie où il est supérieur à un humain– étant compensé par deux mutations, et non le double de points, intéressantes dans ce domaine]

classe 5 : Les mutants n’étant plus humains et étant physiquement ou mentalement assez fortement handicapés. [plus de 10 points de mutation mais ne remplissant pas les conditions des classes 4, mais avec une INT de 4 au moins et dont la FOR, la CON et la DEX ne descendent pas en dessous de 7 de moyenne et de 5 individuellement]

classe 6 : Les mutants étant incapables de penser correctement ou étant handicapés très fortement. [ il ne remplit pas les conditions des classes cinq, ou bien il lui manque un organe ou un membre et ce n’est pas compensé par une autre mutation]

Les mutants sont traités en fonction de leur classe. Les classes 0 à 2 sont considérés comme des humains normaux (ce qui est normal pour les classes 0, les humains de base). Les classes 3 peuvent tenter d’intégrer un Ordre classique avec 25% de chances en moins d’y parvenir (les réussites automatiques deviennent des jets à 75%). Ils peuvent cependant intégrer automatiquement l’Ordre du Mutant (puis, après 5294, celui du Pestilentiel), qui compte dans les deux demandes faites par l’enfant le Jour de l’Eclosion. Les classes 4 intègrent d’office l’Ordre du Mutant. Les classes 5 ne peuvent y appartenir que sur un jet de 66% ou moins. Enfin, les classes 6 ne pouvant être employés comme esclaves sont abattus à vue.

Les esclaves granbretons

Leur statut a beaucoup évolué au cours des dernières décennies et ces citoyens un peu particuliers seront donc décrits en trois parties : leur rôle, leur statut avant les conquêtes et leur statut depuis.

Rôle des esclaves 

Les esclaves de l’Empire sont principalement employés dans les champs et dans le bâtiment. Dans le premier cas, ils travaillent sous la surveillance des Fourmis et, dans le deuxième, sous celle des Castors, une Meute contrôlant vingt esclaves et participant aux travaux. Ils sont aussi employés aux jeux et activités des Granbretons, même si ceux-ci ont tendance à utiliser les esclaves " abîmés ", c ‘est à dire ne pouvant pas ou plus servir ailleurs. Ces fonctions finales sont : cobaye pour les Serpents ou les Vipères, sujet de travaux pratiques pour les Crânes, les Hommes, les Paons ou les Pics-Verts, figurants pour les Caméléons, cibles pour l’entraînement des Petits dans les Temples ou bien jouets sexuels pour les Visons ou à l’occasion des fêtes granbretonnes. On se demande parfois s’ils n’" abîment " pas volontairement leurs esclaves.

Le statut avant les conquêtes 

Les esclaves provenaient au tout début des enclaves matriarches et scandiennes qui parsemaient le Surmland et le Nurmland. Puis ce furent des raids lancés à intervalles réguliers sur l’Eire qui refaisait le stock d’esclaves ainsi que l’achat à des marchands d’esclaves (assez nombreux dans les pays du Proche-Orient et les pays slaves). Du coup, leur nombre était assez faible et leur renouvellement délicat. Initialement, les esclaves nourrissaient les sujets de Huon, directement quand la situation l’imposait, ou par les travaux des champs quand c’était possible. Il fallut que la Granbretanne connaisse un vrai développement, et donc plusieurs siècles après la dernière offensive scandienne, pour qu’ils servent aussi dans le bâtiment (et là assez rarement directement). Les femmes étaient pour 20% parquées dans des haras. Seules ces femmes avaient le droit, et en fait le devoir, de procréer. Mais un enfant sur quatre seulement devenait granbreton, les autres devenant esclaves. Et malgré la politique de naissance que leur imposait Huon, le taux de croissance de la population d’esclaves restait aux alentours de 1.05, du fait de la forte mortalité infantile et du gaspillage dans les divertissements des Porteurs de Masque. Nulle surprise que presque un dixième du Surmland ait consisté en charniers.

Le statut depuis le début des conquêtes 

Du fait du taux de croissance accéléré de la population granbretonne après le début de la Campagne européenne, Huon dut forcer ses sujets à faire survivre les esclaves plus longtemps, afin de pouvoir suivre le mouvement et de ne pas tomber en pénurie de main d’œuvre. Il se décida à prendre des mesures en 5274 lorsque ses conseillers lui firent leur rapport sur les biens de l’Empire, et donc sur les esclaves. En 5272, sept millions de Scandins avaient été amenés en Granbretanne, dont trois cent mille enfants de moins de six ans. En 74, les cinq cent mille esclaves étaient devenus vingt cinq mille. Huon appréciait l’ardeur de ses sujets, mais là, il fallait la retenir. Un décret fut donc proclamé sur la survie des esclaves. Chaque esclave appartient à une Récolte qui correspond au nombre d’esclaves obtenus dans une année particulière. Le taux de mortalité autorisé d’une récolte est de 50% la première année, puis de 5% de ce qui reste les années suivantes. Ces pertes comprennent tout, y compris les jouets et les cobayes, mais les effectifs sont comptés après la sélection des esclaves (ceux qui ne servent à rien dès le début sont envoyés remplir une fonction finale sans être comptés dans la Récolte).

Les habitants de pays conquis sont aussi des esclaves. Chez eux, le taux de mortalité accepté est de 15% la première et de 2% les autres années. Bien sûr, en fonction de la résistance, ces chiffres peuvent être modifiés légalement. Les esclaves autochtones donnent un enfant sur trois à la Granbretanne, et non un sur quatre.

Les femmes dans l’Empire

La Granbretanne fut fondée en réaction aux excès d’un régime matriarcal dans une Europe profondément phallocrate. Il n’y a donc rien d’étonnant dans le fait que les femmes aient été asservies pendant longtemps. C’est déjà plus surprenant qu’elles ne l’aient été que 146 ans. Mais cela se comprend quand on regarde l’histoire de la jeune nation de Granbretanne. Impliquée dans de nombreux conflits, il lui fallait de nombreuses troupes, et des troupes fidèles. Huon décida assez vite de promettre le statut de citoyenne libre à toute femme servant dans un des Ordres mixtes contre les Matriarches et les Scandiens. De nombreuses anciennes Amazones profitèrent de l’offre et Huon tint parole. Cependant, il ne pouvait s’empêcher de les considérer comme des inférieures et/ou dangereuses, du fait de ce qu’il avait subi sous leur domination et refusait donc de leur donner un Ordre qui leur soit exclusif. Cela changea en 4061 lorsque la situation fut suffisamment réglée et qu'il constata que des femmes de bonne volonté, partisanes de l'Empire, n'arrivaient pas à se faire à la vie mixte des Ordres du Chien, du Chat Sauvage et du Taureau. Ayant fait leurs preuves contre les Matriarches, il leur accorda un Ordre entièrement féminin, celui de l'Araignée. Cet Ordre fut donc créé avec un statut de féministe, puisqu'il était là pour les femmes ne pouvant s'intégrer à une société d'hommes. Bien que cela ait changé par la suite, c'est en tout cas à l'origine des rituels si particuliers et si misandriques des Araignées.

Les autres Granbretons considéraient aussi les femmes comme des inférieurs, ce qui n'arrangeait pas les choses. L'essentiel de l'animosité entre les Chiens et les Loups vient de ce que les premiers aient accepté des femmes dans leurs rangs dès 3952. Mais Huon finit par utiliser cela à son avantage, en créant l’Ordre des Vipères en 4967 pour stimuler, efficacement, un Ordre du Serpent qui n’avait plus rien inventé depuis déjà quelques siècles.

Lors de la première campagne eirienne, en 4890, les Araignées firent preuve d’une très grande efficacité, mais aussi d’une certaine forme d’incompatibilité avec les autres Ordres. Ceci était dû au fait qu’elles aient sans cesse besoin de montrer leur valeur et qu ‘elles en développaient une certaine forme de mépris envers les hommes. Huon décida alors de rendre mixte une plus grande partie des Ordres granbretons. Il n’envisageait pas vraiment de créer un nouvel Ordre féminin de guerrières, mais la demande des femmes fut soutenue par le Connétable du Crapaud alors qu’il bénéficiait d’un grand prestige. L’Ordre de la Guêpe fut donc fondé en 4931. Il permettait aussi de donner un Ordre exclusif à des femmes qui ne soient pas trop féministes et donc de réduire l'influence des Araignées.

A partir de 4982, les femmes purent de nouveau appartenir à la noblesse. Leur statut s’améliorait de décennie en décennie, mais Huon continuait cependant à s’occuper en priorité des hommes, leur portant plus d’attention. Du coup, le taux de mortalité infantile des filles était plus élevé et la population féminine ne représentait que 43% de la population granbretonne en 5260.

De nouveau, la démonstration de leur efficacité et de leur fidélité lors de la campagne scandienne améliora grandement leur statut. C’est pourquoi en 5282, Huon imposa aux Ordres de la Chèvre, du sanglier et du Serpent de Mer d’accepter les femmes et favorisa l’augmentation de la proportion de femmes dans les Ordres déjà mixtes. Il prit aussi des mesures pour s’assurer que dorénavant les filles ne meurent pas plus que les garçons. Ces mesures ne firent que lui assurer encore plus la fidélité des femmes de l’empire. De même, la compétition entre les Ordres ne devait plus se baser sur le sexe, comme ce fut le cas pendant longtemps, la fusion des Ordres de la Vipère et du Serpent dans l’Ordre du Cobra ayant même été réalisée en 5305.

On peut donc voir que Huon a su mettre à profit ses mille ans d’existence pour revenir sur son point de vue sur les femmes. Cela n’empêchera pas qu’il refusera toujours que des femmes intègrent le Glouton et, du coup, la Mante.

Chapitre 2
Les enfants de la Sororité

 

Chapitre 3
La hiérarchie et l'âge dans les Ordres

 

Chapitre 4

Commerce impérial

Marine Impériale

Les châtiments

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