
| La société granbretonne chapitre 2 |
Les enfants de la Sororité
La politique de Huon vis-à-vis des enfants
Jusqu'en 5262 et larrivée des premiers bébés scandiens, la Granbretanne vécut en grande partie isolée, subsistant essentiellement avec les récoltes du Surmland. Sa politique de natalité ne pouvait pas de ce fait être libérale. Le taux de croissance de la nation était soigneusement géré par l Ordre du Dieu et, en 5260, la Granbretanne avait atteint sa limite de population et devait dès lors trouver dautres ressources. Mais pour cela, il lui fallait aussi favoriser le développement de sa population, autrement les conquêtes seraient vouées à léchec. Jusque là, les Granbretons nétaient pas tenus davoir denfants, à lexception des Visons et un enfant desclave sur quatre devenait un Granbreton et était envoyé dans les galeries de la Sororité.
En 5260, Huon passa plusieurs lois régissant la croissance démographique de lEmpire. Les voici :
·Après la conquête dun pays par les troupes de lEmpire, tout enfant de moins de six ans trouvé doit être envoyé dans les galeries de Londra. Un enfant sur trois parmi les enfants nés par la suite sera aussi envoyé en Granbretanne. Les pays ayant été conquis dans le cadre dun soutien à une faction feront lobjet de cas particuliers décidés par lEmpereur-Roi après consultation des Renards ayant négocié laccord dentraide.
·Toute femme granbretonne appartenant à un Ordre militaire devra mettre au monde au moins quatre enfants. Les Vipères doivent mettre au monde trois bébés dont deux pendant leur période dinstruction, du fait des risques de mutation provoqués par les expériences des Vipères. Les Visons femmes devront engendrer six enfants. Leur travail sera adapté à leur grossesse pour quil ny ait aucun risque pour lenfant. Les Caméléons doivent avoir trois enfants. Les Nobles doivent en avoir au moins un. Toute autre Granbretonne doit fournir au moins quatre enfants. Les citoyennes sont autorisées à engendrer plus denfants que leur Ordre ne lexige, en fonction de leur bon vouloir. Il est impossible à une femme nayant pas remplie ses devoirs de natalité envers lEmpire de dépasser le grade de Chef de Meute. Durant la grossesse et deux mois après laccouchement, la femme sera en repos et hébergée dans son Temple. Les Granbretonnes ne sont pas tenues dengendrer à intervalles réguliers. [il est à noter que les Araignées et les Guêpes ont allongé leur période dinstruction de quatre, trois et trois ans respectivement pour laisser le temps à leurs guerrières daccomplir tout ou partie de leur devoir de natalité]
·Si une femme venait à devenir stérile avant davoir accompli son devoir du fait de son travail, elle sera pardonnée. Si elle atteint lâge dinfertilité avant davoir accompli son devoir, elle sera châtiée en fonction de la gravité de sa faute, de la punition corporelle pour celle ayant engendré un enfant de moins que ce quexigeait son Ordre, à la Honte du Sans-Masque pour celle ayant totalement manqué à son devoir.
·Les femmes esclaves seront réparties en trois catégories, en fonction de leur pureté (de labsence de mutation) et de leur physiologie. Il sera sélectionné 20% de leffectif des esclaves parmi les plus solides en constitution et 25% parmi celles à la constitution moyenne pour former les haras où elles devront enfanter un enfant par an et en confier un sur trois aux Surs. Il sera sélectionné 10%¨de leffectif des esclaves parmi les plus solides en constitution et 10% parmi celles à la constitution moyenne pour former la catégorie des femmes employées pour travailler dans des conditions peu dangereuses pour lenfant porté. Elles devront avoir un enfant tous les quinze mois et en confier un sur trois à la Sororité. Le reste des femmes, soit 25% étant les plus faibles en constitution et 10% parmi les plus fortes, seront sacrifiées aux besoins de lEmpire, soit pour les expériences des scientifiques, soit pour les divertissements des sujets de Granbretanne, soit pour des travaux très durs. Ces esclaves ne sont pas tenues davoir denfant et cela est même interdit à celles faisant partie des plus faibles de constitution, car il ne faut pas repeupler lEmpire de faibles. En cas de naissances multiples, les enfants en surplus sont tous confiés à la Sororité. Dans ce cas, le premier né est toujours un esclave et lors de la naissance suivante, lenfant sera envoyé à la Sororité.
·Du fait de la nécessité pour lempire de posséder des esclaves, il est constitué un organe délevage formé par trois Bataillons de Vipères, trois Bataillons de Serpents et un Bataillon de Surs [après 5268, un Connétable Sans-Visage sera ajouté à cet organe] chargé de sassurer de la santé et de la bonne mentalité des enfants esclaves jusquà six ans, âge auquel ils seront transférés à la charge des Fourmis pour effectuer des tâches mineures et non dangereuses. Les tâches dimportance seront confiées aux esclaves à partir de leur quinzième année. Cependant, 35% des enfants de deux à neuf ans pourront servir de cobayes pour diverses expériences, à la condition que seuls 15% dentre eux encourent des risques de mutilation voire de mort. Enfin, 5% des enfants de un à quinze ans pourront servir aux plaisirs de lEmpire. Au-delà de cet âge, ils sont considérés comme des adultes et soumis aux lois sur les esclaves adultes. Le taux de pertes toléré pour les esclaves durant lenfance est de 32% au final. Les excédents dune année ne seront sacrifiés qu à partir dun surplus de 8%. En cas de déficit au sein dun Troupeau, les responsables du Troupeau seront blâmés. Après cinq blâmes, ou trois seulement sils sont consécutifs, les responsables seront Punis. Par la suite, quatre/ deux blâmes mèneront à une Grande Punition, puis trois/ deux à une Cérémonie du Sans-Masque. LAvertissement ne peut être quun châtiment individuel pour un Animal ayant gâché son Troupeau.
·Lors des conquêtes, et tant que la situation ne sera pas sécurisée, les enfants résultant de viols devront être confiés à la Sororité. Dans ce but, et pour aider à tromper les barbares conquis, il sera proclamé dans toutes les villes occupées que les victimes de viol ou les maîtresses occasionnelles des citoyens de lEmpire ayant été mises enceintes pourront exiger le statut de citoyennes libres et se voir admises dans les rangs granbretons, dans un Ordre convenant à leurs talents. Les Ordres ouvriers seront dits résider en Granbretanne exclusivement, de façon à ce que leur envoi dans les haras de lEmpire soit discret. Leur premier enfant sera effectivement confié à la Sororité, et ce même si la loi sur les naissances multiples aurait dû sappliquer. Lorsque la situation sera sécurisée, les enfants de viols seront considérés comme les enfants de n'importe quelle esclave.
·Toute femme ayant donné le jour à un enfant granbreton dans une nation alliée ou non conquise devra être amenée à Londra avec son enfant. Le sort de la femme sera décidé par son amant mais lenfant sera granbreton. Si une femme venait dans de semblables conditions présenter son enfant à une ambassade granbretonne pour quil soit reconnu, et même si le père nétait pas granbreton, sa demande serait acceptée automatiquement et la mère et lenfant seraient envoyés à Londra. Sil advenait quun citoyen de lEmpire était le père dun enfant non reconnu dans une nation non soumise, il serait immédiatement jugé par ses Pairs. Seules des raisons comme une affectation lointaine ou une fausse information de décès pourraient excuser lignorance du père de lexistence de son enfant. Nous rappelons que si les Granbretons ne sont pas soumis à des quotas de natalité, il leur est interdit dengendrer et de ne pas reconnaître lenfant, pour quelque raison que ce soit.
Les Galeries de la Sororité
Depuis la fondation de la Granbretanne, les enfants sont élevés durant leurs premières années dans des galeries. Il sagissait au début dune contrainte pour limiter les risques vis-à-vis des attaques scandiennes. Puis cela est devenu un mode de vie. Les enfants admis par la Sororité ne peuvent être de mutants des classes 4 et 5. Ces derniers sont élevés par lOrdre du Mutant (puis celui du Pestilentiel ou du Squirn), représentant ainsi les tous premiers Enfants dOrdre. Les enfants "normaux" sont élevés par la Sororité. Cet Ordre de femmes est surveillé par l'Ordre du Dieu pour s'assurer qu'elles ne tentent pas de donner des idées antisociales (selon les critères granbretons). En fait, cette surveillance prend son origine dans la lutte contre les Matriarches, et elle est donc devenue de plus en plus légère avec les siècles. Cependant, le Dieu garde l'autorité nécessaire pour faire un contrôle dans les Galeries.
Dans les galeries, léducation consiste surtout en un endoctrinement sévère et une mise en forme physique de base. Les enfants sont répartis en Générations en fonctions de leur âge, en Lignée en fonction de leur provenance (nés Granbretons ou envoyés, et à quel âge, depuis un autre pays après sa conquête), en Qualités ( de 0 à 5) en fonction de leur degré dobéissance et dendoctrinement et enfin en Cheptels, qui représentent des groupes de vingt à trente cinq Rejetons. En 5267, un enfant, appelé Rejeton, peut ainsi appartenir au Cheptel Trafaquare (du nom dun site quelconque de Granbretanne), de Qualité 2, Lignée étrangère deux, Génération 5263, ce qui signifie quil est âgé de quatre ans (né en 5263), quil a été ramené dEurope à lâge de deux ans et quil fait preuve de désobéissance assez régulièrement.
Comme lendoctrinement nécessite diverses tortures, "légères" physiquement et très fortes mentalement, il y a un taux de mortalité somme toute assez élevé pour des enfants bien surveillés du point de vue de la santé. Il a même atteint les 15% pendant une certaine période. Ce taux est devenu le taux limite toléré par Huon et les Surs sont félicitées lorsqu'elles parviennent à amener une Génération sur la Place de la Sororité avec un taux de perte pour cette Génération de moins de 10%.
La Sur responsable d'un Cheptel est changée tous les six mois. Les Rejetons qui le composent s'appellent Pairs entre eux, à l'exception d'un Groupe Dirigeant, constitué d'un ou plusieurs Chefs et de leurs Acolytes, trois à cinq gros bras, qui peuvent appeler les autres Rejetons, comme les Surs, et à qui il faut s'adresser avec le titre correspondant (Chef ou Acolyte). Le Groupe Dirigeant est choisi par la force ou la ruse, en tout cas par le fait d'arriver à pousser les autres à lui obéir. Il est responsable de la tenue du Cheptel et de l'entretien de sa Litière. Si celle-ci est mal entretenue, c'est le Groupe Dirigeant qui est puni, et il se fait en général un plaisir de punir les rejetons responsables. Le Cheptel est mixte et vit dans une Litière, qui est en fait un ensemble de grottes de tailles variées et communiquant entre elles. Les Rejetons portent leur premier Masque, une cagoule de cuir noir. Chaque Génération possède un réseau de galeries qui lui est exclusif. Du coup, les Galeries profondes de Londra sont réparties en sept secteurs, dont un est la Pouponnière élevant les enfants de 0 à 2 ans. Ces secteurs sont nommés en fonction de l'âge des occupants (de 2 à 7 plus le secteur P, comme Pouponnière). Les Cheptels ne déménagent pas chaque année, mais les noms des secteurs sont changés, le secteur 7 devenant le secteur 2.
Les méthodes d'éducation sont diverses. Pour stimuler les rejetons, les Surs ont mis deux jeux particuliers au point : la Chasse à Courre et la Guerre des Litières. La première est un moyen de punir le plus mauvais élément d'un Cheptel. Lorsqu'une Sur estime qu'un Rejeton est trop fainéant, incompétent ou autre motif de profonde déception de la Sur, elle peut le désigner comme la Proie d'une Chasse à Courre. La Proie est lancée dans les Galeries de la Sororité et ses Pairs, menés par le Groupe Dirigeant, sont envoyés à sa poursuite après un quart d'heure. Ils n'ont pas le droit de manger pendant les deux jours de la Chasse, autrement que par ce qu'ils arrivent à prendre, d'une manière ou d'une autre. S'ils le capturent, il est sur leur prochain menu. S'il leur échappe plus de deux jours, il est pardonné et confié à un Cheptel de Qualité d'un point inférieure, et ses anciens Pairs sont privés de repas pendant six jours de plus. S'il était déjà dans un Cheptel de Qualité 0, il fait l'objet d'une Grande Chasse, c'est à dire que sa description est donnée à tous les Rejetons des Galeries et ils ont le droit de le tuer à vue. Certains pensent à tenter leur chance en montant vers la surface, mais cela est risqué car les Rejetons sont interdits dans les Galeries supérieures, et tout adulte en trouvant un peut le capturer et en faire ce qu'il veut. Par contre, ceux qui y parviennent font généralement de très bons Voleurs, et même assez souvent de bons Voleurs Repentis. Les Proies peuvent parfois être aidées par des Cheptels ennemis du Cheptel chargé de la Chasse, car l'échec dans une Chasse à Courre causse un grand tort au Cheptel concerné, qui va alors peut-être être rétrogradé en Qualité. Et comme le nombre de place pour une certaine Qualité pour chaque Génération est limité, il y a une compétition féroce et une lutte de tous les instants.
C'est d'ailleurs cette compétitivité qui est mise à contribution dans le second "jeu" de la Sororité. A la base, les Cheptels s'affrontent de façon "amicales" en permanence, sous la surveillance des Surs. Il est permis d'aller souiller la Litière d'un autre Cheptel, tant que la Sur du Cheptel responsable est au courant, ou de passer à tabac un membre d'un autre Cheptel. Bien sûr, les expéditions punitives sont admises, et même plutôt encouragées. Mais il n'est jamais permis aux Rejetons de mutiler ou de blesser grièvement voire de tuer d'autres Rejetons. Cependant, il existe une procédure qui l'autorise, c'est la Guerre des litières. Celle-ci peut être déclarée à trois occasions : un Cheptel particulièrement mauvais, quelle que soit sa Qualité, qui se laisse aller et doit prouver qu'il mérite de vivre (cela concerne quand même surtout les Cheptels de Qualité 0) ; un Cheptel de Qualité 5 qui est testé pour voir sa véritable valeur ; et enfin un Cheptel qui est la cible de la vendetta d'un autre Cheptel, ce qui arrive lorsque les joutes "amicales" deviennent trop passionnées et que les Surs estiment qu'il vaut mieux que l'un des Cheptels disparaisse. Ce dernier cas est aussi le moyen employé pour opposer deux Cheptels de Qualité 0 et se débarrasser de l'un des deux ou pour régler un changement de Qualité.
Le Cheptel concerné est toujours prévenu de quand débute la Guerre, du nombre de Cheptels qui sont contre lui et de la durée de la Guerre ainsi que du périmètre de sécurité, la zone dans laquelle aucun Rejeton non impliqué dans la Guerre n'est plus autorisé. S'il s'agit de régler un problème de vendetta, les deux Cheptels concernés (il est arrivé qu'il y en ait deux ou trois alliés contre un seul) sont prévenus de quand débute la Guerre, mais il n'y a pas de fin. Si la Guerre doit durer plus d'une semaine, les protagonistes reçoivent des vivres. Dans une Guerre, la lutte est totale. Les Rejetons attaquent pour tuer. Si le Cheptel attaqué survit à la Guerre, il est traité avec tous les honneurs. Le résultat pour l'agresseur quand il perd varie en fonction du but de la Guerre. S'il fallait tester un excellent Cheptel, il ne perd pas de prestige, mais s'il fallait éliminer un Cheptel de mauvaise Qualité, il perd du Prestige. Bien sûr, cela va dans l'autre sens quand il gagne : il obtient du prestige si c'était un Cheptel de Qualité 5 et n'obtient rien si c'était un Cheptel de Qualité 0. Les Guerres ne connaissent aucune loi, tant que les cibles restent les autres Rejetons. Les Guerres restent quelque chose de rare, surtout celles qui durent plus de deux jours, car les pertes sont tout de même importantes.
Il existe aussi un autre type de Guerre très rare, c'est l'Arrêt de Mort. Il y en eut cinq au cours des deux derniers siècles. C'est un moyen pour sélectionner les meilleurs éléments de l'Empire, quitte à sacrifier de bions éléments. Lorsqu'un Cheptel de Qualité 5 abrite des Rejetons véritablement prometteurs, ceux-ci sont petit à petit rassemblés dans le même Cheptel. Ce Cheptel, lorsqu'il contient plus de quinze de ces Exceptions, et s'il n'y a plus d'Exceptions dans la Génération, est soumis à un Arrêt de Mort. Cinq à huit Cheptels de sa Génération reçoivent pour mission de détruire ce Cheptel. Ils ont dix jours pour se coordonner et ne peuvent organiser d'action impliquant plus du triple de Rejetons que n'en comporte le Cheptel d'Exception. Le Cheptel d'Exception, pour sa part, n'est pas mis au courant de l'Arrêt de Mort. C'est une Guerre durant dix jours. Il y eut un cas récent d'Arrêt de Mort, en 5270, lorsque le Cheptel de Génération 5263 auquel appartenait Méliadus (c'est une tradition chez les Kroiden de confier leur enfant à la Sororité) et Shaynon Makhartius (la future Grande Connétable de l'Araignée) fit l'objet d'un Arrêt de Mort confié à huit Cheptels. Non seulement dix-huit des vingt trois membres du Cheptel survécurent, mais ils parvinrent même à détruire trois Cheptels dans les combats qui se déroulèrent dans le Secteur 7. Nul ne sera surpris d'apprendre qu'outre les deux Grands Connétables, les survivants sont devenus assez rapidement des Connétables d'Elite.
Le but de cette éducation est d'abord de faire perdre aux enfants tout sens de leur humanité ainsi que de développer l'esprit de compétitivité. Cependant, il y a un autre point qui est développé ainsi, c'est l'esprit de groupe. Les rejetons sont habitués à dépendre des autres membres de la Litière pour survivre. Cela permet ainsi d'inculquer un très fort respect de la hiérarchie et de la discipline. L'esprit de groupe sera encore exacerbé pendant la période d'instruction.
L'éducation des enfants de nobles est toute différente, réalisée par des percepteurs sous la surveillance du parent noble (ou des deux s'il s'agit d'un couple de noble), et est décrite dans L'Empire Ténébreux
Les Portées des Ordres
Le Jour de l'Eclosion
A l'âge de huit ans, au printemps (les enfants ayant leur anniversaire après le mois de mars sont considérés comme de la Génération précédente), en fait à la date précise de la révolte des Mantes, les rejetons sont tous amenés sur la Place de la Sororité. C'est le Jour de l'Eclosion, celui où va se jouer leur avenir. Là, ils attendent qu'on les appelle pour aller se présenter devant les deux Ordres auxquels ils ont choisi de postuler. Ils ont eu quinze jours d'instruction auparavant sur la nature de chaque Ordre, leur mission, leur difficulté, la nature des épreuves. La veille du Jour de l'Eclosion ils ont donné à leur Sur responsable les noms des deux Ordres qu'ils désiraient intégrer (les trois pour les enfants de nobles confiés à la sororité). Cette dernière a alors confié une copie du dossier de chaque enfant aux Ordres concernés. Ce dossier indique tous les Cheptels auquel le Rejeton a appartenu, son appréciation par les Surs et les éventuels actes marquants de son enfance.
Lorsqu'il va se présenter devant les recruteurs des Ordres, le Rejeton va subir diverses épreuves physiques et/ou mentales. Ses performances seront mises en parallèle avec son dossier et les recruteurs lui diront alors s'il est accepté ou non. S'il échoue dans ses demandes, il est amené dans un enclos, avec les autres rejetés. A la fin du Jour de l'Eclosion, les rejetés sont conduits à la limite des Galeries de la Sororité, fermées hermétiquement, et ceux qui ont été acceptés sont armés et placés dans les galeries supérieures. Puis les rejetés sont libérés et ils doivent tenter d'atteindre la surface pour éviter de mourir, tués par leurs anciens Pairs. Ceux qui parviennent à s'en sortir sont désormais des Sans-Masques. Les autres sont des repas, ou des jouets et ensuite des repas.
Lorsque l'on a intégré un Ordre, il est très dur d'en changer, sauf dans les rares cas où l'Ordre demandé est en très bon terme avec l'Ordre initial et toujours à la condition que le Rejeton puisse convenir aux exigences de l'Ordre. Ainsi, il est facile de passer du Sanglier au Cochon, difficile de passer du Hibou au Corbeau, mais impossible de passer du Loup au Chien ou de la Loutre au Serpent de Mer.
La période d'instruction
Elle est d'une durée variable en fonction des Ordres et seul le Grand Connétable de l'Ordre peut décider de la changer. Même Huon n'en a pas le droit (en théorie, car qui oserait s'opposer aux désirs de l'Empereur-Roi ?). Les rejetons deviennent des Petits, dont le nom change, suivant la nomenclature biologique, pour chaque Ordre pouvant le faire : ainsi, un Petit de l'Ordre du Chien est appelé un Chiot tandis qu'un Petit de l'Ordre de la Fourmi est appelé une Larve, et ainsi de suite. S'il n'existe pas de nom spécifique, ou qu'il devrait être partagé, comme pour le Corbeau et le Hibou, le terme de Petit est conservé et ajouté au nom de l'Ordre (Petit Requin, Petite Vipère, Petit Scarabée, euh, pardon, je m'égare). Les Petits portent une version stylisée en cuir du Masque de l'Ordre.
Les Petits sont regroupés en Portées du même effectif que les Meutes d'adultes, plus l'instructeur. Celui-ci est un vétéran à la retraite (voir le chapitre suivant sur l'âge dans les Ordres), nommé Ancien Animal. L'instruction est décidée par le Grand Connétable avec l'avis des Anciens Connétables et des Connétables en exercice. La gestion des exercices et des ressources ("location" d'un terrain de manuvre, achat de matériel, etc.) est confiée aux Anciens Connétables, qui sont chacun à la tête d'une Classe, regroupant plusieurs Unités d'Instruction de même âge, de même Promotion. Les Anciens Commandeurs sont chargés de s'occuper des détails pour chacune de ces Unités d'Instruction, donc en fait de transmettre les demandes des Anciens Chefs de Meute aux Anciens Connétables et les ordres des Anciens Connétables aux Anciens Chefs de Meute. Il ne faut cependant pas considérer que les Anciens Commandeurs n'ont pas de vraie fonction, puisqu'ils doivent souvent régler les problèmes d'une Chambrée (le rassemblement de quatre Portées dirigé par un Ancien Chef de Meute) sans déranger l'Ancien Connétable. Ils ont aussi le droit d'initier une opération en commun entre deux Chambrées à leur charge, de gérer les opérations entre deux Portées de deux Chambrées différentes ou bien encore de discuter avec un autre Ancien Commandeur de la possibilité d'organiser des manuvres en commun entre leurs deux Unités d'Instruction, même s'il leur faut dans ce cas l'aval de l'Ancien Connétable responsable de la Classe concernée (ou des Anciens Connétables s'il y a deux Classes). Les Anciens Chefs de Meute s'occupent eux des détails de l'Instruction, au niveau de la Chambrée, c'est à dire de la nature et de la fréquence des exercices imposés, de la discipline et des exercices d'alerte. Les Anciens Animaux, pour leur part, dirigent les exercices sans jamais prendre de décisions. On ne leur demande jamais de prendre des initiatives, sauf pour punir les insubordinations.
Les trois premières années de l'instruction sont orientées vers l'acquisition de la mentalité de l'Ordre par les Petits. L'entraînement n'est pas particulièrement développé, même s'il reste présent, sauf pour les Ordres Artistiques ou Scientifiques, chez qui la propagande est liée à l'enseignement. Le reste de la période d'instruction est entièrement orienté vers l'entraînement spécifique à l'Ordre, sauf pour un mois dans l'année, s'achevant le jour du Solstice d'hiver, durant lequel les Petits doivent suivre un enseignement d'un type différent du leur, comme le combat pour les Ordres Scientifiques ou les sciences ou la littérature pour les Ordres militaires. Dans le cadre de la bonne entente entre les Ordres d'une même catégorie, la dernière année, les Petits les plus performants sont envoyés deux mois suivre un enseignement spécifique à un Ordre de leur catégorie tiré au sort. L'Ordre hôte doit traiter le Petit en membre de son Ordre, même s'il vient d'un Ordre ennemi. Ceci fut décidé par Huon pour limiter un petit peu la compétitivité entre les officiers, puisque les éléments les plus prometteurs sont ceux qui vont devenir le plus vite les Commandeurs et Connétables de leur Ordre et qu'ainsi ils vont avoir appris à connaître et, avec un peu d'espoir, à respecter un Ordre différent. Des échanges entre Ordres frères sont parfois réalisés, mais dans ce cas dans le cadre de l'instruction normale et non pas dans celui du Mois du Renouveau. C'est le cas par exemple pour la Souris et le Caméléon, le Renard et la Souris, le cygne et le Pélican, la Taupe et le Castor, le Chat Sauvage et la Mouche.
L'emploi du temps des Petits Granbretons est très strict, établi bien à l'avance. Chaque jour est divisé ainsi : une demi-heure le matin, à sept heures, pour la toilette et le petit déjeuner, cinq heures d'instruction mêlant théorie et pratique, en fonction des Ordres et des opportunités, une demi-heure pour le déjeuner, une demi-heure de loisirs collectifs, cinq heures d'instruction mêlant théorie et pratique, une heure et demie de loisirs collectifs, une demi-heure pour le dîner, une heure et demie de détente individuelle, et enfin neuf heures de sommeil, susceptibles d'être interrompues, surtout pour les Ordres militaires. Le Chat Sauvage, la Taupe et d'autres Ordres agissant surtout de nuit ou dans le noir décaleront ce programme en fonction de leurs besoins. Les Anciens Animaux rapportent les problèmes de leur Portée à la fin de chaque semaine d'instruction, le dernier jour de la semaine étant une journée de repos pour les Petits et le matin de cette journée étant l'occasion d'un briefing des instructeurs (après, eux aussi sont au repos).
Tous les quatre mois, commençant quatre jours avant la fin du trimestre et s'achevant trois jours après le début du nouveau trimestre, les Petits bénéficient d'une semaine de repos, dont le programme est toujours très strict : sept heures de loisirs collectifs et cinq heures trente de détente individuelle, ponctuées par les demi-heures pour les repas et la toilette. L'année des granbretons commençant à l'équinoxe de printemps, le troisième trimestre commence vers le vingt novembre, c'est à dire à l'époque du Mois du Renouveau. Les trois derniers jours sont perdus et consacrés à découvrir les nouveaux instructeurs. Les quatre derniers jours du trimestre ne sont pas non plus l'occasion d'un repos, mais les trois premiers jours du mois suivant le sont. Les Petits ne participent pas aux réjouissances de l'Empire fêtant certains évènements de son passé, comme la Révolte des Mantes ou le sacrifice des Chèvres, mais ils ont alors une journée de repos, puisque, en général, les instructeurs sont occupés ailleurs.
Les activités collectives des Petits sont assez variées, et ne sont d'ailleurs pas l'apanage des Petits, puisqu'ils sont encore pratiqués par des Meutes de vétéran. Il s'agit de jeux hérités de l'Age d'Or, en l'occurrence surtout de sports du vingtième siècle plus ou moins modifiés, ou bien d'activités plus spécifiques, comme les concours de résistance à la douleur des Loups, qui demandent l'aide des Crânes pour torturer sans blesser, ou bien les concours de ces mêmes Crânes de "dissection sans saignement" (sur sujet vivant bien sûr). Mais il y a aussi des jeux qui sont un petit peu plus surprenants, tels que colin-maillard, la marelle (très appréciée des araignées), les charades, chat perché et autres jeux d'enfants qui font hurler de joie les adultes Granbretons.
L'Intronisation
Il s'agit de la cérémonie à l'occasion de l'accueil des Petits au sein de l'Ordre en tant qu'adultes, qu'Animaux. Il y a bien sûr une série d'examens à passer avant d'être considéré comme un adulte, les résultats lors de ces examens étant considérés conjointement avec le dossier du Petit, depuis la Sororité jusqu'à l'Intronisation. Ceux qui ne conviennent pas aux critères de l'Ordre font partie intégrante de l'Intronisation. Les individus tout juste satisfaisants sont marqués comme ne pouvant faire au mieux que chef de Meute. Une dernière chance est donnée aux Petits dont les résultats ne sont pas brillants mais pas non plus honteux. Ils ont trois ans pour se perfectionner et repasser les tests (au même niveau que les autres). S'ils réussissent, ils sont considérés normalement, mais s'ils n'ont pas fait de progrès, ils sont rejetés. Les Petits dont les résultats sont satisfaisants, sans plus, ont devant eux une carrière très variable. L'expérience seule permettra de voir leur évolution et ils peuvent finir Commandeurs ou demeurer Animal toute leur vie. Enfin, il y a ceux qui passent brillamment les tests. Ceux-ci se voient proposer un choix : soit ils intègrent une unité d'élite, prestigieuse, soit ils deviennent Chefs de Meute (voire Commandeurs s'ils sont vraiment doués, comme ce fut le cas pour Méliadus). Ceux qui choisissent l'unité d'élite vont en général progresser plus lentement que ceux devenant Chefs de Meute, mais cela convient parfaitement à certains individus qui ne se sentent pas en mesure de diriger des Animaux. La montée en grade chez les Granbretons est un privilège mais pas une obligation.
La cérémonie d'intronisation se déroule en trois parties nettement distinctes les unes des autres mais dont la durée est toujours variable, d'une année sur l'autre. Elle se passe dans un local particulier du Temple de l'Ordre, comme la Chapelle Engloutie des Serpents de Mer, capable d'abriter au moins un dixième des membres de l'Ordre (ce chiffre est bien entendu tombé après les conquêtes et la croissance des effectifs). Les Petits sont tous rassemblés au centre du lieu de cérémonie et entourés par les membres de l'Ordre présents à Londra (ou, s'ils ne peuvent tous entrer, les plus valeureux). Les Petits de première année sont autorisés à assister en spectateurs à cette cérémonie, mais à l'extérieur de la salle. Il faut remplacer Londra par le terme équivalent pour les Temples ne se trouvant pas dans la capitale, comme les Corbeaux, les Hiboux et les Pieuvres, puis, plus tard, les Pestilentiels, les Squirns et les Korwindiens. Le Grand Connétable préside toujours cette cérémonie. La date de la cérémonie varie d'une année sur l'autre en fonction de la disponibilité du Grand Connétable, mais tourne autour de dix jours après l'Equinoxe de Printemps et le Jour de l'Eclosion.
La première partie est l'Acceptation Générale. Après un discours du Grand Connétable, tous les Petits acceptés sont appelés à passer, les uns après les autres, devant les Connétables de l'Ordre, qui leur remettent leur premier Vrai Masque, un Masque de cérémonie. La fin de l'Acceptation est marquée par la mise en simultané du Masque par les nouveaux Animaux. Il faut noter qu'à cette occasion, ils sont forcés de retirer leur Masque de Petit en public. Si cela ne pose pas de problème à des Ordres comme le Renard, la plupart voient cela comme étant une phase obligatoire du passage à l'âge adulte : les Petits doivent se découvrir, s'affaiblir, devant leurs aînés pour montrer la confiance qu'ils ont en eux. Mais les Petits sont prévenus deux jours avant et les Anciens Animaux se chargent de leur faire comprendre qu'il n'y a aucune honte à être Démasqué pendant ces quelques secondes, et que c'est même un honneur. Cette phase de la cérémonie se déroule dans un silence religieux.
Dès que les nouveaux Masques ont été mis, les Aînés commencent à se déchaîner, à hurler, à applaudir, bref à montrer leur joie. C'est le début de la seconde phase de l'Intronisation : les Honneurs. Le Grand Connétable prend la parole après avoir imposé le silence à l'assemblée et appelle un des Jeunes Animaux qui s'est particulièrement illustré durant l'instruction. Après qu'il lui ait remis un second Masque de Cérémonie et qu'il l'ait mis à la place de l'autre, le Grand Connétable laisse les Aînés se déchaîner quelques secondes, puis il redemande le silence et appelle un autre Jeune Animal, qui a lui aussi fait ses preuves, et même un peu plus que le précédent. La cérémonie continue ainsi jusqu'à ce que tous les Jeunes Animaux s'étant illustrés durant l'instruction aient été appelés. Bien sûr, aucun des individus concernés ne sait qu'il va être appelé, sauf peut-être les derniers appelés, qui sont véritablement l'élite de leur Promotion. Plus la cérémonie dure et plus les Aînés se déchaînent, puisque cela signifie que la Promotion connaît beaucoup de bons éléments. L'allégresse est le mot clé de cette phase.
Enfin, il y a la troisième phase de l'Intronisation, la Fête. Tout autre individu appellerait cela une orgie. Des combats amicaux, mentaux et/ou physiques se déroulent durant la Fête, entre Jeunes, ou entre Jeunes et Aînés. Des Visons sont invités pour distraire les participants, de même que des Crânes, les rejetés, ceux qui ont échoué aux tests, sont sacrifiés de diverses façons, soit consommés directement, soit employés par les Crânes, soit participant à des jeux mortels. Un dixième des Rejetés est placé dans une arène dont ne doit ressortir qu'un dixième de ceux qui y sont entrés. Ces survivants de combats de gladiateurs sont alors exposés à une attaque de l'animal de l'Ordre, muté par les Serpents s'il ne représente pas de danger à la base pour l'homme, ou s'il en représente trop, puis ils sont expulsés du Temple, devenant des Sans-Masques, et récupérés par les Chats qui vont les amener jusqu'aux ruines de Londra. La blessure subie est souvent grave, et seul un Rejeté sur quatre y survit.
Les enfants nobles
Leur statut est particulier. Le parent noble Granbreton, ou les deux s'ils sont tous deux et Granbretons et nobles, peut en effet décider de le confier à la Sororité, pour suivre l'enseignement classique des jeunes Granbretons, ou de le garder chez lui et de confier son éducation à un précepteur. Les enfants nobles ayant suivi une éducation privée intègrent d'office l'Ordre de leur parent Granbreton (ou choisissent l'un des deux Ordres, si les parents sont tous deux des Granbretons). Ils ne passent pas de tests et ne suivent qu'une courte période d'instruction au sein de l'Ordre avant d'être nommés Jeunes Commandeurs. Dès lors, il leur reste à faire leurs preuves. Les enfants nobles ayant suivi l'instruction de la Sororité peuvent choisir d'user de leur ascendance et devenir d'office des Hauts Commandeurs ou de postuler pour trois Ordres différents, s'ils ne veulent pas faire la jouer. En cas de refus des trois Ordres, ils intègrent alors l'Ordre des Nobles et n'ont plus aucune chance de devenir un jour de véritables Seigneurs Ténébreux. S'ils sont acceptés, ils vont alors suivre une éducation classique. Cette situation n'est pas très fréquente et ne produit pas nécessairement des officiers de grande valeur. Cependant, il est indéniable que cela leur donne un certain avantage sur le champ de bataille. Aussi, après le début de la guerre, il devint courant de nommer les nobles à des postes de simples Masques de Bêtes, d'Animaux, pour une période relativement courte (deux ans), bien sûr exclusivement dans les Ordres militaires. Ce délai passé, le noble devient alors un Jeune Commandeur et apprend auprès des Commandeurs et Connétables de son Ordre les secrets de la stratégie, indispensables à un bon meneur d'hommes. C'est d'ailleurs cette éducation qui empêche la plupart des non nobles de dépasser le grade de Commandeur.
Les enfants mutants d'un noble sont traités comme des enfants nobles normaux s'ils sont de classe 1 à 3. Les classe 4 peuvent suivre un enseignement privé et ont plus de chances de devenir officiers de l'Ordre du Mutant, mais ils restent forcés d'intégrer le Mutant. Ils ne peuvent cependant pas devenir Grands Connétables du Mutant. Les classe 5 et 6 sont traités comme les autres mutants de ces classes. Comme toujours, c'est l'Ordre du Pestilentiel qui remplacera l'Ordre du Mutant en 5294 pour ce qui est dit ci-dessus, mais à partir de là, la fonction de Grand Connétable deviendra accessible à tout mutant, y compris un mutant noble.
Les Enfants d'Ordre
Les Mutants possédaient les premiers Enfants d'Ordre, des enfants élevés par l'Ordre auquel ils allaient appartenir. Mais la pratique commença à se généraliser à partir de 5284, lorsque le nombre d'enfants ramenés d'Europe commença à être si important que la Sororité serait devenue l'Ordre le plus important. Comme ceci ne pouvait être toléré pour un Ordre chargé de l'éducation impériale, Huon décida de créer le statut d'Enfant d'Ordre en s'inspirant de ce qui se faisait dans l'Ordre du Mutant.
Les Enfants d'Ordre n'existent que dans les Ordres scientifiques, marins et militaires. Deux enfants sur cinq deviennent des Enfants d'Ordre, en fonction de leurs prédispositions (ce qui, avant six ans, est plutôt balèze à déterminer, mais bon, ça a l'air de marcher assez bien, peut-être en fait grâce à l'entraînement). Ils sont élevés par d'Anciens Animaux et ne passent pas d'épreuve le Jour de l'Eclosion. Les recruteurs ne consultent que le dossier, et, bien sûr, l'enfant n'a pas le droit de postuler à un second Ordre. Il arrive que des Enfants de bonne volonté mais inaptes soient confiés à un Ordre ami mais ces élans d'humanité restent rares chez les Granbretons.
Les Enfants d'Ordre ne forment pas toujours des troupes d'élite, mais ils forment par contre toujours des troupes particulièrement endoctrinées et proches de l'esprit de l'Ordre. C'est d'ailleurs pour cela qu'aucun ne peut devenir Sans-Visage. Il est rare aussi qu'ils arrivent à dépasser le grade de Commandeur.

Société granbretonne
|
Retour à Londra
|